Écoulement
L'écran Écoulement (ALM, section Modules du rail) montre le bilan ALM de l'arrêté écoulé sur les time buckets — encours, flux et intérêts —, ses gaps de liquidité et de taux, et leurs variations d'un arrêté à l'autre, par type de bilan. Ses cinq axes sont au rail, sous Écoulement :
| Axe | Vues |
|---|---|
| Écoulement du bilan | Bilan ALM écoulé ; États publiés & devises |
| Gaps | Gaps par time bucket |
| Variations des gaps | Décomposition entre deux arrêtés ; Historique des gaps |
| Profil d'écoulement | Profil d'écoulement |
| Contrôles | les contrôles du calcul de l'arrêté, EC01 à EC11 |
Une seule barre, en tête d'écran, porte le type de bilan et, quand le type l'exige, son scénario ; le sélecteur Montants, qui règle l'unité (unités, milliers, millions ou milliards, milliards par défaut) de la devise de restitution, sans conversion ; et le bouton du calcul. Sur les axes Variations des gaps et Contrôles, qui ne dépendent pas du type de bilan, le type et le scénario s'effacent.
Lancer le calcul
Le bouton Relancer le calcul, au bout de la barre, lance l'évaluation d'écoulement de l'arrêté du bandeau, avec les droits de l'écran Évaluations : rôles Analyste, Validateur, Superviseur et Administrateur ; pour un autre rôle, le bouton est grisé et son infobulle dit pourquoi. L'avancement s'affiche sous la barre ; une réussite recharge les résultats. Évaluations lance aussi ce calcul et reste l'écran de l'historique : une évaluation lancée par erreur s'y écarte, avec un motif obligatoire, et s'y réintègre.
Une vue qu'un calcul plus ancien ne sert pas affiche Calcul à relancer, son motif en infobulle, avec le bouton qui relance l'écoulement de l'arrêté.
Ce que le calcul écoule
L'évaluation d'écoulement part de la balance publiée de l'arrêté et du jeu de référentiels de l'établissement (Conventions) : chaque compte y reçoit un agrégat ALM et une loi d'écoulement.
- Un compte à convention contractuelle s'écoule sur son échéancier : les crédits (« ALM.2. Crédits »), les dépôts et emprunts à terme (« ALM.3. DAT ») et, pour les comptes de titres, l'inventaire du GPO. Sans échéancier, et pour la part d'un échéancier déposée sans date, il s'écoule linéairement sur l'horizon de sa convention, cinq ans à défaut ; le contrôle EC08 chiffre cet encours. La balance fait foi : un échéancier qui s'en écarte au-delà du seuil y est ramené, et le contrôle EC07 le dit.
- Les autres comptes suivent la loi que déclare leur convention : « Linéaire », « À J+1 », « In fine », « Linéaire et in fine », « Modèle standard », « Loi du hors bilan ou d'un agrégat », « Dépôts non échéancés », ou « Hors écoulement ».
- Les time buckets sont ceux de Conventions ▸ Time buckets. Un flux tombe dans le time bucket dont les bornes, converties en dates à l'arrêté, l'encadrent ; un time bucket comprend sa borne haute.
- Bilan net. Les groupes de compensation automatiques que déclare le référentiel de la zone s'appliquent d'office à la balance avant l'écoulement : ce sont des écritures qui se répondent, non des expositions, et les écouler gonflerait les deux côtés du gap. Rien ne se règle. Un groupe dont la portée exige une colonne que la balance ne porte pas est écarté, jamais élargi à l'établissement : compenser au-delà de la portée du texte netterait deux expositions réelles.
Si l'établissement n'a pas encore de jeu de référentiels, le premier calcul le dérive de la balance et du référentiel de la zone et l'enregistre ; le contrôle EC06 reste en échec tant que ce jeu n'a pas été relu et enregistré dans Conventions ▸ Mapping ALM, où s'arbitrent les comptes que le référentiel n'a pas reconnus.
Les comportements que le calcul applique
Le calcul applique aussi ce que l'établissement déclare dans ses lois d'écoulement et dans ses données :
- Retrait anticipé des dépôts à terme. Le taux de retrait anticipé de base que déclare la convention d'un dépôt à terme fait sortir à J+1 cette part de l'encours retirable, sans ses intérêts restants ; le reste garde son échéancier. La perte des intérêts restants tient lieu de pénalité ; le préavis déclaré n'est pas appliqué. Sont retirables les dépôts à terme de la clientèle dont la clause de sortie anticipée n'est pas « non » ; les opérations interbancaires ne le sont pas. Sans taux déclaré, les dépôts à terme s'écoulent à leur échéance.
- Remboursement anticipé des crédits. Aucun par défaut : le référentiel de la zone n'en pose pas. Une ligne n'en reçoit un que si l'établissement le déclare dans Conventions ▸ Lois d'écoulement, sous le type « Échéancier avec remboursement anticipé », avec son modèle et son taux annuel.
- Créances sans entrée de trésorerie. Un contrat en souffrance, et l'arriéré d'un contrat impayé (le montant impayé qu'il déclare, à défaut ses échéances échues), ne donnent aucune entrée de trésorerie : ils restent au bilan de la liquidité jusqu'au dernier time bucket, et sortent de la valeur et de la marge, sans intérêts. Le reste de l'échéancier d'un contrat impayé s'écoule comme contractuel ; un contrat restructuré, ou d'un statut que rien ne reconnaît, s'écoule comme sain.
- Engagements de hors bilan. Seules la part appelée des garanties et la part tirée des engagements de financement deviennent des flux ; le reste s'éteint sans flux à l'échéance de l'engagement, et l'encours restant garde le nominal jusqu'à cette date. Sans probabilité d'appel ni taux de tirage déclaré, l'engagement est appelé ou tiré en entier. Pour une garantie, le taux d'appel que déclarent les engagements de la feuille « ALM.5. Hors Bilan » prime sur celui de la convention, au prorata du nominal qui le porte. Les dates de ces engagements situent l'échéance : les échus sortent à J+1, les datés à leur échéance moyenne, les autres à l'horizon de la convention, cinq ans à défaut.
- Encours sans taux. Un encours porteur d'intérêts n'a d'intérêts que par un taux déposé, un taux nul déclaré ou un taux implicite : aucun taux ne s'invente. Sans eux, il reste sans intérêts, jamais compté pour zéro, et le bilan constant le chiffre.
- Le résultat de l'exercice suit la loi des fonds propres, sans paramétrage.
- Loi de liquidité des dépôts non échéancés : voir la section suivante.
Les hypothèses comportementales se déclarent dans Conventions ▸ Lois d'écoulement, leur seule source ; les autres comportements viennent des données. L'écran Écoulement ne les répète pas.
Les dépôts non échéancés (DAV, CSL)
Les dépôts à vue et les comptes sur livret n'ont pas de date de fin. Leur nature, « Dépôts non échéancés », leur impose un modèle à deux parts :
- la part non stable (non core) sort au premier time bucket ;
- la part stable (core) s'écoule linéairement sur un horizon, le double de sa maturité moyenne.
La part stable et sa maturité moyenne sont plafonnées selon la catégorie des déposants :
| Catégorie de déposants | Part stable au plus | Maturité moyenne au plus |
|---|---|---|
| Clientèle de détail, comptes transactionnels | 90 % | 5 ans |
| Clientèle de détail, comptes non transactionnels | 70 % | 4,5 ans |
| Clientèle de gros | 50 % | 4 ans |
La catégorie, la part stable et l'horizon se déclarent compte par compte dans Conventions ▸ Lois d'écoulement, colonnes « Catégorie de déposants », « Part stable » (en % de l'encours) et « Horizon d'amortissement » (en années) ; une valeur au-delà du plafond est refusée à l'enregistrement du jeu. Faute de catégorie de déposants dans les données, le référentiel de la zone retient la plus prudente, la clientèle de gros : 50 % de part stable, écoulée linéairement sur 8 ans, soit une maturité moyenne de 4 ans, et la part non stable à J+1.
Une loi de liquidité distincte. Sur ces mêmes comptes, l'établissement peut déclarer une loi propre à la liquidité, colonnes « Part stable pour la liquidité » et « Horizon de liquidité », les deux ensemble : la part volatile sort à J+1, la part stable s'écoule linéairement sur l'horizon déclaré, sans les plafonds. Le gap de liquidité suit alors cette loi ; le gap de taux, la valeur économique et la marge gardent le modèle à deux parts. Sans loi déclarée, les deux mesures suivent le même modèle.
Les types de bilan
| Type de bilan | État |
|---|---|
| Bilan ALM statique | calculé : le stock de l'arrêté s'écoule sans production nouvelle |
| Bilan ALM statique stressé | calculé ; il affiche les chiffres du statique : tous les instruments étant réputés à taux fixe, les six chocs de taux ne changent pas l'écoulement |
| Bilan ALM constant central | calculé : le stock est renouvelé à mesure qu'il s'écoule, au taux de chaque ligne |
| Bilan ALM constant stressé | prévu |
| Bilan ALM budgété | prévu |
| Bilan ALM budgété stressé | prévu |
La note d'un type calculé se lit en infobulle de la liste. Un type prévu porte la mention « (prévu) » dans la liste ; l'écran dit qu'il n'est pas encore calculé, et aucun chiffre de l'établissement ne s'affiche sous son nom.
Écoulement du bilan ▸ Bilan ALM écoulé
- Encours t0 : l'actif, le passif, le hors bilan actif et le hors bilan passif à l'arrêté, avec la date du calcul et le jeu de référentiels appliqué, dans sa version.
- Format hiérarchique : l'arbre du bilan (passif en négatif), avec une colonne par time bucket ; les icônes de l'en-tête déplient ou replient tout l'arbre. La bascule Mesure choisit l'encours restant (CRD), les flux, les intérêts et, quand le résultat la publie à part, la série CRD de la valeur, celle que lisent le gap de taux, la valeur économique et la marge. En CRD, la colonne Total est masquée : chaque time bucket porte un stock, et sommer des stocks compterait plusieurs fois le même encours. En intérêts, « 0 » signale un poste sans intérêts ou à taux nul, « — » un poste porteur dont les données ne donnent aucun intérêt.
Ce que le calcul a appliqué, et ce qui demande un examen, se lit dans l'axe Contrôles.
Le bilan constant
Le bilan constant se calcule pendant l'évaluation d'écoulement et s'enregistre avec elle. Sur un calcul plus ancien, l'écran affiche Calcul à relancer.
Le taux de chaque ligne se cherche dans cet ordre :
- le taux déposé, pondéré par le capital de ses contrats ;
- un taux nul déclaré, si la ligne ne porte pas d'intérêts ;
- le taux implicite de son échéancier : les intérêts rapportés à l'exposition de chaque période de coupon.
Sans aucun d'eux, la ligne n'a pas de taux : ses intérêts ne sont pas calculés, jamais comptés pour zéro.
Avec le type « Bilan ALM constant central », la vue Bilan ALM écoulé ajoute, au-dessus de l'arbre :
- Taux et marge annuelle. Quatre tuiles : le taux moyen de l'actif, celui du passif, la marge de taux et la marge annuelle (produits moins charges). Chacune porte l'encours porteur d'intérêts sans taux qu'elle ne compte pas. Quand l'échelle n'a pas pu être lue, une pastille dit que les taux sont par time bucket, non annuels.
- Marge par exercice. Pour chaque exercice de douze mois : les produits et les charges, dont la production nouvelle et le stock, la marge, et l'encours sans taux de chaque côté. Le sélecteur Intérêts par poste, exercice donne les intérêts de chaque poste pour l'exercice choisi.
- Couverture des taux, repliée : l'encours porteur, la part qu'un taux couvre, source par source — taux nominal des échéanciers, coupon de l'inventaire des titres, taux de rémunération de la balance, taux débiteur du détail des découverts, taux nul déclaré, taux implicite —, puis les postes sans intérêt, hors périmètre de la marge ou à contre-sens, et les intérêts d'une année.
- Taux par poste et par agrégat, replié. Le taux de chaque poste : celui des lignes à taux, celui de l'encours dont l'intérêt est connu, la part couverte et l'encours sans taux. Puis le taux de chaque agrégat et d'où il vient ; un clic sur un agrégat donne le taux de chacune de ses lignes (taux déposé, taux implicite). Enfin l'écart entre taux déposé et taux implicite, en points de base, agrégat par agrégat, sur les contrats qui déclarent à la fois leur taux et leurs intérêts : un constat, sans seuil, qu'un écart marqué invite à vérifier dans les données.
Un taux ou une marge qu'aucune ligne à taux ne permet de calculer s'écrit « — », sa raison en infobulle, jamais 0. La production nouvelle d'un time bucket est l'encours de l'arrêté moins l'encours restant du bilan statique ; la bascule de l'arbre l'isole (« Production nouvelle seule »). Les intérêts se restituent par exercice : en mesure Intérêts, l'arbre n'a pas de colonne Total. La marge est la même chaque exercice, seule change la part de la production nouvelle. Ce bilan se lit pour la marge, non pour le besoin de refinancement.
Écoulement du bilan ▸ États publiés & devises
- Bilan à la nomenclature des états publiés : l'actif et le passif par poste publié, montants nets des provisions, avec les comptes et les agrégats ALM rattachés. Le rattachement vient de la colonne « Poste des états publiés » du référentiel de la zone. Tant que la ligne « (non rattaché) » porte un montant, une partie de l'assiette échappe au rapprochement avec les états publiés ; le contrôle EC11 le dit.
- Masses par devise : l'actif, le passif et leur écart par devise. L'écart d'une devise est une position de change, que l'écran Risque de change mesure et rapporte aux fonds propres.
Gaps ▸ Gaps par time bucket
Trois indicateurs se choisissent :
Gap de liquidité (CRD) Gap(k) = Passif CRD(k) − Actif CRD(k)
Gap de liquidité (Flux) Gap(k) = Σ (j ≤ k) [ Flux actif(j) − Flux passif(j) ]
= [Passif(k) − Actif(k)] − [Passif(t0) − Actif(t0)]
Gap de taux (fixé) Gap(k) = Passif CRD(k) − Actif CRD(k)
- En encours, un gap positif est un excédent de ressources, un gap négatif un besoin de financement à cet horizon. Chaque valeur est un stock à sa date : les time buckets ne s'additionnent pas.
- En flux, la série cumule les amortissements nets depuis le premier time bucket : elle mesure la variation du gap depuis l'arrêté. Elle rejoint le gap en encours à l'écart d'arrêté près, le passif moins l'actif du périmètre à l'arrêté. Sur un périmètre déséquilibré à l'arrêté — le hors bilan, une sphère —, une valeur négative peut n'être que cet écart, et non un déficit. Le gap avec hors bilan s'en écarte aussi de ce que les engagements éteignent sans flux — la part non appelée d'une garantie, le non-tiré d'un engagement à son échéance —, que l'encours garde jusqu'à cette date.
- Le gap de taux (fixé) suppose les instruments à taux fixe : un instrument à taux fixe se refixe quand il s'amortit. Un encours que les données déclarent à taux révisable ou variable se refixe à sa prochaine révision quand le classeur la date (colonne facultative DATE_PROCHAINE_REVISION des crédits et des DAT), à son amortissement s'il vient avant ; sans date, il compte comme à taux fixe. Le gap de taux se lit sur l'encours de la liquidité, sauf quand la valeur s'en écarte : des créances sans entrée de trésorerie, gardées par la liquidité jusqu'au dernier time bucket, une loi de liquidité déclarée pour des dépôts non échéancés, ou des encours révisables datés, que la liquidité garde jusqu'à leur échéance. Le calcul publie alors à part l'encours de la valeur, sans ces créances, avec le modèle à deux parts pour ces dépôts et les encours révisables à leur révision, et le gap de taux se lit sur lui.
Au-dessus du tableau, une ligne rappelle la convention de signe de l'indicateur choisi ; sa formule est en infobulle, comme la question à laquelle répond chaque indicateur.
Le tableau porte l'actif et ses postes, le passif et ses postes (en positif dans ce tableau), le gap sans hors bilan, le gap de chaque sphère, le gap avec hors bilan, puis le hors bilan écoulé. La colonne t0 donne l'encours à l'arrêté ; la colonne des postes reste visible quand le tableau défile. Les sphères sont celles que déclare le référentiel de la zone, à défaut Clientèle, Trésorerie-Marché et Structure, plus « Autres postes » pour ce qu'aucune ne réclame : la somme des sphères vaut le bilan.
Le gap avec hors bilan retient chaque engagement selon ce que déclarent le référentiel de la zone et l'établissement (Paramètres ▸ Écoulement) : compté, avec son facteur de conversion, ou non compté ; sans déclaration, il compte pour 100 %. Quand la loi d'un engagement compté applique déjà une probabilité d'appel ou un tirage partiel, son facteur revient à 100 % : un appel ne se compte qu'une fois. Ce que le gap retient se lit en infobulle de sa ligne. Les lignes du hors bilan, en bas du tableau, montrent l'écoulement des engagements sans facteur de conversion.
Les graphiques tracent le gap avec et sans hors bilan, l'actif, le passif et le gap, et les gaps par sphère.
Variations des gaps ▸ Décomposition entre deux arrêtés
Choisissez l'indicateur, l'arrêté de départ, l'arrêté d'arrivée, et si le hors bilan entre dans le gap. L'écart entre les deux gaps se décompose, time bucket par time bucket, en quatre composantes :
| Composante | Ce qu'elle dit |
|---|---|
| Vieillissement | ce que le temps seul a fait : le stock de départ s'est amorti d'une période |
| Volume | ce que les encours ont gagné ou perdu : production nouvelle, remboursements et retraits confondus |
| Structure | ce que les maturités ont changé : à volume égal, des emplois ou des ressources plus longs ou plus courts |
| Résidus | ce qui ne vient pas de l'activité : un changement de conventions ou de mapping entre les deux calculs et, quand il est isolé, l'effet change |
La carte Analyse des effets lit l'écart d'un time bucket ; sa bascule Lecture passe des quatre composantes aux six effets qui les calculent : référentiel, vieillissement, change, comportement, volume, structure. Chaque marche ne change qu'un facteur ; l'ordre va du modèle vers l'activité, et une interaction s'impute à la marche la plus tardive. La somme des composantes retombe exactement sur le gap d'arrivée : la pastille Résidu le dit, et un résidu non nul serait un défaut de la décomposition. La case Effet change isolé isole la revalorisation des devises entre les deux arrêtés, d'après les masses de chaque devise ; sans elle, la marche change reste nulle.
Le volume et le comportement se mesurent sur l'encours à l'arrêté, en net par agrégat : la production d'un agrégat et ses remboursements anticipés ne se séparent pas, la balance s'arrêtant au compte.
Chaque arrêté est rejoué avec ce que son évaluation a appliqué, tel que sa trace le garde : la version du jeu et des référentiels, la coupure de la part stable, l'échelle et les imports lus. Des pastilles disent ce qui demande une réserve, leur motif en infobulle :
- Bornes rejouées : le gap rejoué s'écarte du gap publié, et les repères qui en dépendent sont marqués « rejoué » ; le code du calcul ou les groupes de compensation de la zone, relus tels qu'ils sont aujourd'hui, ont pu changer. Réévaluez alors les deux arrêtés ;
- Sans trace : un calcul qui ne garde pas sa trace est relu avec le paramétrage du jour et la dernière version du jeu ;
- Calculs différents : les deux arrêtés n'ont pas été calculés avec les mêmes jeux ou réglages ; l'écart est isolé dans la marche « référentiel » des résidus.
La décomposition est refusée quand un seul arrêté est évalué, quand le départ ne précède pas l'arrivée, quand les deux échelles diffèrent, quand un arrêté a été calculé avec l'ancien rangement des échéances (bornes en mois de 30 jours), ou quand il a été évalué selon une méthode antérieure des comportements de l'écoulement : relancez son évaluation d'écoulement.
Variations des gaps ▸ Historique des gaps
L'historique suit les huit derniers arrêtés évalués, sur le bilan seul : le gap le plus creux de chaque arrêté, son time bucket et sa dérive depuis l'arrêté précédent.
Le gap le plus creux est le minimum de la série, sur les time buckets qui portent de l'encours ou des flux. En encours, un minimum négatif est le déficit de ressources le plus profond ; positif ou nul, aucun time bucket n'est en déficit. En lecture cumulée, un minimum négatif peut n'être que l'écart d'arrêté.
Un arrêté ne se superpose au dernier que s'il a été calculé de la même façon : même échelle, même rangement des échéances, même assiette, même coupure de la part stable, même jeu de référentiels dans sa version, mêmes versions des référentiels de la zone, même lecture de l'échéancier des titres, mêmes comportements de l'écoulement. Les autres restent au tableau (« non » dans la colonne Superposé), sans être tracés : la dérive entre deux méthodes mesurerait le changement de méthode. Une pastille compte les arrêtés calculés autrement et nomme les ruptures en infobulle. Pour les comparer, réévaluez les arrêtés, le dernier compris.
Profil d'écoulement
Le profil normalisé d'un poste est son CRD à chaque time bucket rapporté à son encours initial : la loi d'écoulement empirique du stock. Il se lit en pourcentage ou en valeur, pour l'actif et le passif, pour le hors bilan, par poste ALM ou pour un agrégat. La carte Par agrégat, et ses lois donne, pour l'agrégat choisi, les lois de ses comptes, leurs paramètres, leur encours et la façon dont ils se sont écoulés : par échéancier, par leur loi, ou faute d'échéancier sur l'horizon de la convention, l'horizon par défaut ou l'échéance moyenne des données.
Contrôles
L'axe Contrôles dit si le calcul de l'arrêté tient, sur le modèle de l'onglet Contrôles de l'Analyse du bilan. Quatre compteurs servent de filtres : En échec, À examiner, Conformes et Mesures. Les contrôles en échec, puis les bloquants ou majeurs à examiner, s'affichent en cartes ; un dépliant donne tous les contrôles, un autre la pièce d'un contrôle qui en porte une (les comptes en cause), un dernier les paramètres du calcul (arrêté, devise, zone, versions des référentiels, échelle, rangement des échéances…). Les contrôles se lisent sur la trace enregistrée du calcul, sans rien recalculer ; un calcul antérieur à une information met à examiner le contrôle qui la lit.
| Code | Contrôle | Criticité | Ce qu'il vérifie |
|---|---|---|---|
| EC01 | Balance équilibrée | bloquant | l'actif et le passif de la balance s'équilibrent, au seuil que le calcul a appliqué |
| EC02 | Actif écoulé = passif écoulé | bloquant | le bilan écoulé reste équilibré |
| EC03 | Bilan écoulé = balance | bloquant | le bilan écoulé retrouve le bilan de la balance |
| EC04 | Comptes sans agrégat | bloquant | aucun compte de la balance ne reste sans agrégat ALM |
| EC05 | Encours sans loi | bloquant | aucun encours ne reste sans loi d'écoulement |
| EC06 | Jeu relu | bloquant | le jeu appliqué n'est pas un jeu dérivé par le calcul et jamais relu |
| EC07 | Échéanciers conformes à la balance | majeur | aucun échéancier ne s'écarte de la balance de plus de 1 % ; sinon, il y est ramené et la pièce le nomme |
| EC08 | Encours écoulés sans échéance | majeur | l'encours écoulé sans échéance, sur l'horizon de la convention ou l'horizon par défaut, reste sous 5 % de l'encours écoulé, hors bilan compris |
| EC09 | Hors bilan rapproché | majeur | chaque engagement du hors bilan est reflété par sa contrepartie, chapitre par chapitre |
| EC10 | Échéanciers lus par la convention | mineur | chaque échéancier déposé est lu par la convention de son compte |
| EC11 | Postes publiés | mineur | chaque agrégat est rattaché à un poste des états publiés |
Ce que le prochain calcul appliquera se règle dans Paramètres ▸ Écoulement et dans Conventions.